Face aux géants de la livraison de repas, Deliveroo, Uber Eats et autres, le fondateur de Dejbox a trouvé son créneau : le déjeuner au bureau, en périphérie des grandes villes, où l’offre est moins développée. Et chez lui, les livreurs ne sont pas des autoentrepreneurs, mais des préparateurs livreurs, qui font leur tournée en camion réfrigéré selon un itinéraire défini, réduisant ainsi les coûts logistiques. Autre atout, le prix : la formule déjeuner est facturée 8 euros, la valeur classique d’un ticket-restaurant, là où le panier moyen d’une livraison à midi est de 16 euros, selon le cabinet Food Service Vision.

Résultat : 12000 repas quotidiens fournis à Lille, Lyon, Bordeaux, Paris, et depuis peu Nantes et Grenoble. «Un client fidèle peut commander sept fois dans le mois», se réjouit Adrien Verhack, qui vise un déploiement sur une dizaine de villes en 2020, puis à l’étranger. Et un doublement de son chiffre d’affaires, qui s’élevait déjà à 10 millions d’euros en 2018.